Deuil, 2018 ~ 
Acrylique sur toile, 35 X 27 cm




        Après avoir lu un livre de Tendo Arata, L’homme qui pleurait les morts, j’aimerais faire face aux choses qui m’influencent et m’inspirent par la forme du deuil. Le deuil suppose une perte, et il existe trois types de la perte ; la perte inattendue, la perte prévue, et la perte à venir. Vu que les choses qui nous composent ne sont pas éternelles, ce travail s’adresse à la perte à venir.
 




        Le Deuil (à la perte à venir) est né d'une question sur ce que l'égo du présent pourrait faire si les différents égos apparaissaient et disparaissaient, un par un, au fur à mesure que le temps passait. Et la communauté inavouable demande comment les égos nés des rencontres avec l'autrui existent et où se trouve la frontière entre l'autre et moi. Pour ces deux œuvres que j'ai réalisés afin de me concentrer sur la coexistence de différents égos, j'ai opté la forme des archives.




La communauté inavouable, 2018,
Papier format A4




        « L'être cherche, non pas à être reconnu, mais à être contesté : il va, pour exister, vers l’autre qui le conteste et parfois le nie, afin qu’il ne commence d'être que dans cette privation qui le rend conscient (c’est là l’origine de sa conscience) de l'impossibilité d'être lui-même, d’insister comme ipse ou, si l’on veut, comme individu séparé : ainsi peut-être ex-istera-t-il, s'éprouvant comme extériorité toujours préalable, ou comme existence de part en part éclatée, ne se composant que comme se décomposant constamment, violemment, et silencieusement. »
 
BLANCHOT, Maurice, La communauté inavouable (1984),
Paris, Ed. Minuit, 2015