Vue d’exposition
BASTILLE DESIGN CENTER
BYURAK(Jaeyoung KIM, Cheyon WOO)
Le jardin des ignorances, 2021
Matériaux Mixtes(Installation, Son, VR)




        Comme une simple disposition des éléments de l'éco-système n'est pas suffisante pour faire grandir la vie, dans le jardin de l'ignorance, les plantes ne poussent pas du tout malgré la présence de la terre et de l'eau. L'élément le plus fictif de ce jardin est donc l'existence de la vie. En préparant le travail sur la discrimination raciale, nous nous sommes posé la question sur les raisons de ces discriminations et des répulsions. Nous avons trouvé la réponse dans l'ignorance. Et nous avons imaginé un jardin où les grains de l'ignorance sont semés. Dans ce cas, la discrimination et la répulsion vont pousser dans ce jardin de l'ignorance.

        Tout ce qui va pousser dans un jardin encore vide dépendra des gens qui seront exposés à ce sujet, à savoir les spectateurs et l'artiste. C'est pour cela que dans le jardin réel, aucune vie n'existe. Même si ce sont les grains de l'ignorance qui sont semés, le jardin reste en état de probabilité où il est encore possible que la croissance de la discrimination et de la répulsion ne se produise pas.





Vue d’exposition
BASTILLE DESIGN CENTER




        Ensuite, les spectateurs sont invités à porter le casque de la réalité virtuelle. Ils découvrent par la suite un jardin artificiel rempli des fleurs sauvages et entendent les témoignages racontés en voix synthétique. Lors du montage de cette scène virtuelle, j'ai disposé la source sonore de sorte que les spectateurs entendent la voix qui arrive par derrière. De cette manière, les spectateurs écoutent la voix provenant de leur derrière en regardant le jardin virtuel déployé devant leurs yeux.







Le jardin des ignorances, 2021,
réalisation virtuelle


        Pour créer un travail qui permettrait aux spectateurs de ressentir que la simultanéité invraisemblable à première vue existe ici et en même temps-là, j'ai travaillé davantage les caractéristiques de la probabilité. Le son du monde réel que l'on entend même après avoir porté le casque, les images résiduelles des pots réels présentifiés simultanément aux endroits où les plantes virtuelles existent provoquent un conflit de perceptions chez les spectateurs qui se trouvent dans le monde virtuel. Avec le fait que le réel et le virtuel existaient en probabilité jusqu'à la dernière seconde avant leur action d'observation, les spectateurs vont vivre de façon plurielle et simultanée le réel et le virtuel à travers les sons qui se mélangent et les images projetées dans l'espace d'exposition.





Vue d’exposition 
GALERIE 89